Tuesday, December 14, 2010

Du rififi chez les patrons des flics

Nothing like a catfight among ministers over the conviction of policemen for tampering with the wheels of justice. Hortefeux, predictably, rushed to defend the flics and condemn the magistrats; Mercier responded; and then Fillon, newly emboldened by his renomination, took out after Sarko's bosom buddy Hortefeux. Here is Thierry Desjardins's account:

Mais, surprise, Michel Mercier, l’inconnu que Sarkozy vient de caser place Vendôme pour consoler les centristes du départ de Borloo a réagi. Bravo ! Il a simplement rappelé qu’Hortefeux n’était pas ministre de la Justice et donc, en clair, qu’il aurait mieux fait de « fermer sa gueule ». On imagine déjà avec délectation l’ambiance qui va régner mercredi au Conseil des ministres.

Et puis –et c’est là tout le sel de l’histoire- Fillon est sorti du silence dans lequel, plus faussement modeste que jamais, il se terrait depuis sa re-nomination victorieuse à Matignon.
Le félin a d’abord semblé donner raison à Hortefeux (et à l’opinion publique) en rappelant : « La justice doit assurer la cohérence de la chaine pénale » et en poursuivant : « Le travail des policiers doit être suivi de jugements et les peines prononcées doivent être exécutées et prévenir la récidive » (ce même jour s’ouvrait le procès de l’assassin d’une jeune fille, récidiviste libéré avant d’avoir totalement purgé sa peine).

Mais ce que chacun retiendra c’est que le premier ministre a surtout donné raison à la justice en qualifiant lui-même « d’injustifiables » les faits reprochés aux sept policiers et en ajoutant : « L’honneur de la police exige un comportement exemplaire »

Avant de conclure : « J’appelle chacun à la raison, à la modération et au sens des responsabilités » ce qui visait évidemment beaucoup plus Hortefeux que Mercier.
And Philippe Bilger, another commentator on the right and himself a magistrate, tries to put this and other recent events in perspective in the larger security-and-immigration-as-campaign-themes picture:

Cet affrontement qui met aux prises un Pouvoir qui fait ce qu'il peut et une opposition populiste et jusqu'au boutiste parce qu'elle n'est en charge de rien est d'autant plus dangereux qu'en permanence le gouvernement est assailli sur sa droite par une surenchère dont il doit tenir compte. Elle l'oblige donc à la fois à résister au FN mais aussi à lui complaire pour une part non négligeable, faute de quoi celui-ci engrangerait des gains trop évidents. Et d'abord devant l'inéluctable dégradation des promesses sur la sécurité face aux imprévisibles aléas du réel, où que ce soit, dans les cités sensibles ou les quartiers cossus. Le FN met son épée dans les reins du Pouvoir et ce dernier tente de s'en défaire mais sans trop regimber. Pas de pire situation que celle qui interdit de se battre par une familiarité qui continue d'exister et vous lie. Même si on persiste à la nier en théorie.

3 comments:

Anonymous said...

It's funny to read most accounts in France: most newspapers state the police officers "lied". Nobody dares tell the full truth, which is that after beating up some minority guys, they invented charges that carried life without parole for the accused guys.
Everybody here acts shocked that the police can be charged and found guilty, and even - gasp- sent to jail when proved corrupt and violent.
Hortefeux defending the police officers was the cherry on the cake, although the new "préfet de police" visitng the officers to "comfort them" and assure them that their financial woes would be taken care of (they'd had a 3-month suspension without pay from their administration).
In my opinion this state of the police in a democracy is more important than a Fillon/Hortefeux spat.

Unknown said...

Yes, you're right of course. In this connection, it's interesting to note the way in which the police are portrayed in popular culture--film and television. Brutality is portrayed as routine and often laudable. I think this represents a certain complacency on the part of the public--a complacency not unrelated to a general indifference to what happens to people defined as "other."

Anonymous said...

The state of France, INSEE 2009, in English

http://www.mediapart.fr/journal/france/131210/france-glance